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LE MONDE también Valora la 'Tregua'

Por Sin Pancarta - 16 de Junio, 2006, 5:10, Categoría: Prensa Internacional

Concluimos el repaso de la prensa del día 19 con un editorial del parisino LE MONDE cuando todavía este rotativo no incluía a PRISA en su accionariado. Puede sorprender, máxime si tenemos en cuenta la habitual posición francesa, comprobar el apoyo que este editorial brinda a la negociación. EL último párrafo refiriéndose a Aznar y el ‘proceso’ sentencia: “Sus compatriotas y homólogos europeos no entenderían que rehusara esta oportunidad”. Tampoco la sorpresa debe ser mayúscula si el propio Clinton había ‘saludado’ la declaración etarra.

¿Esperanza en el País Vasco? (Editorial de LE MONDE)

   

¿Le chef du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar suivra-t-il les traces du premier ministre britannique Tony Blair? Le Pays basque n'est pas entièrement comparable à l'Irlande du Nord. Toutefois, dans ces deux provinces de pays européens démocratiques, des mouvements indépendantistes ont choisi le terrorisme pour tenter de faire aboutir leurs revendications.

Au Pays basque comme en Ulster, depuis une trentaine d'années, des milliers de personnes sont tombées, tuées ou blessées, victimes d'une violence aveugle et injustifiable sous prétexte de lutte armée contre un Etat central qualifié de colonisateur et d'oppresseur. La répression, avec des moyens qui n'ont pas toujours été, en Irlande du Nord comme en Espagne, à l'honneur de pays démocratiques, n'est pas venu à bout du terrorisme. En partie parce que les indépendantistes extrémistes, ETA ici, IRA là, ont trouvé dans certains milieux de leur province un soutien spontané ou forcé.

Mais la grande majorité de la population ne supporte plus les attentats. En 1997, l'assassinat d'un jeune conseiller municipal du Pays basque a provoqué une réaction dans l'ensemble de l'Espagne qui a montré l'isolement complet de l'ETA. Tous les nationalistes depuis les modérés du Parti nationaliste basque jusqu'à Herri Batasuna, la façade «légale» de l'ETA se sont prononcés récemment pour un dialogue politique. Mais le conservateur Jose Maria Aznar, dans la continuité de la ligne défendue par son prédécesseur socialiste Felipe Gonzalez, exigeait en préalable que l'ETA s'engage à mettre un terme à la violence.

¿La «trêve unilatérale et illimitée» annoncée, jeudi 17 septembre, par l'organisation basque répond-elle à cette condition? La première réaction des autorités, qui ont immédiatement conféré avec l'opposition socialiste, a été très prudente. Le président du gouvernement n'en a pas moins interrompu une visite officielle au Pérou pour rentrer rapidement dans son pays. Comme le dit le chef de la Catalogne, Jordi Pujol, «même s'il y a des doutes, cette proposition est comme un train de l'espérance qui passe. Il faut monter dedans, de crainte qu'il ne repasse pas».

En Irlande du Nord, Tony Blair a pris des risques politiques pour commencer des négociations avec les nationalistes catholiques après que l'IRA eut accepté de déposer les armes. Les attentats ne se sont pas arrêtés du jour au lendemain mais un processus électoral a été lancé, des institutions ont été créées qui doivent permettre la coexistence des républicains et des unionistes.

Le président du gouvernement espagnol a lui aussi l'occasion de montrer qu'il est un homme d'Etat. Même sans illusion sur les obstacles qui l'attendent, sur les revers qu'il essuiera, il a la possibilité d'explorer la voie du dialogue pour en finir avec un face-à-face meurtrier qui a ébranlé dans ses fondements la jeune démocratie espagnole. Ses compatriotes et ses partenaires européens ne comprendraient pas qu'il refuse cette chance.

   

Editorial publicado en LE MONDE el 19 de septiembre de 1998. Por su interés informativo reproducimos íntegramente su contenido.